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City Under the Stars : Dozois, Gardner, Swanwick, Michael: desertcart.ae: Books Review: LâĂ©criture et de la publication de City Under the Stars par Gardner Dozois et Michael Swanwick est une histoire longue de plus dâun quart de siĂšcle. Elle est racontĂ©e en postface du livre par Michael Swanwick. Tout commence par un texte, initialement nommĂ© The Digger Novel, que Gardner Dozois avait Ă©crit et quâil gardait dans un carton, ne le faisant lire quâĂ quelques amis proches. Ne sachant comment terminer cette novella, il proposa Ă Michael Swanwick une collaboration qui aboutit Ă la publication de The City of God en 1995. Dozois avait souhaitĂ© une fin ouverte, afin que les deux auteurs puissent un jour y revenir et complĂ©ter le rĂ©cit pour en faire un roman. Deux autres novellas Ă©taient prĂ©vues Ă cet effet : The City of Angels et The City of Man. Les annĂ©es passĂšrent, et seulement une moitiĂ© de The City of Angels fut Ă©crite avant que Gardner Dozois ne sâĂ©teigne en mai 2018. Câest en hommage Ă son ami disparu â et hommage il y a, jusque dans la toute derniĂšre phrase du livre â que Michael Swanwick a entrepris de terminer le rĂ©cit, en retravaillant The City of Angels afin de lâamener jusquâau happy ending prĂ©vu pour ce qui aurait dĂ» ĂȘtre The City of Man. Futur plus lointain quâon ne pourrait le penser de prime abord, et dystopique. Carl Hanson se tue dix heures par jour, depuis quinze ans, Ă pelleter une montagne de charbon au fond dâun trou dans la zone industrielle dâOrange. Lâautre choix serait de rejoindre la cohorte des blacklistĂ©s, ceux qui jamais plus ne retrouveront un travail, et qui crĂšvent dans les faubourgs de la ville, de faim, de maladie, ou sous les coups des services de sĂ©curitĂ©. Le rĂ©gime est brutalement autoritaire, en guerre permanente contre le Sud, ce Sud, un Sud, un ennemi que jamais on ne croise mais qui justifie tout. Hanson craque et la tragĂ©die frappe. Il fuit la ville, vers le Nord, mais les pĂ©ripĂ©ties qui marquent son bref voyage lâamĂšnent au pied du mur iridescent de la CitĂ© du Dieu qui sâĂ©tend du Nord au Sud sur des milliers de kilomĂštres. Nul ne sait ce qui se trouve au-delĂ du mur impĂ©nĂ©trable. Hanson va le dĂ©couvrir. Quittant la dystopie, câest une utopie quâHanson trouve dans la CitĂ© de Dieu, ou plutĂŽt ce quâil en reste. Point de dieux derriĂšre les murs mais une féérie technologique telle, quâelle sâapparente aux yeux dâHanson Ă de la magie, aussi puissante et bĂ©nĂ©fique quâelle peut ĂȘtre mortelle. Deus ex machina ! Si Hanson refuse le pouvoir qui lui est offert, dâautres vont le convoiter. La premiĂšre partie du rĂ©cit, qui correspond Ă la nouvelle jamais publiĂ©e The Digger Novel, texte Ă©crit, réécrit, remaniĂ© des annĂ©es durant par Gardner Dozois, et qui motiva toute cette longue aventure littĂ©raire, est admirable au point quâon se dit quâon tient lĂ un trĂšs grand texte et quâil ne pouvait en ĂȘtre autrement, quâil fallait lâĂ©crire ce roman. Mais City Under the Stars nâest au final pas un grand texte, car ce qui suit nâest pas Ă la hauteur des prĂ©mices. On pouvait sây attendre car câest bien souvent le cas, quâil y ait un auteur ou plusieurs, la construction du roman souffre trĂšs clairement des longues annĂ©es de son Ă©laboration et on peine Ă la lecture Ă agencer les morceaux. On garde cette impression de fix-up, de suite de nouvelles recollĂ©es pour en faire un rĂ©cit plus long. Mais les changements de perspective semblent artificiels. Le personnage principal â les autres Ă©tant si peu Ă©crits quâil est inutile de les mentionner â traverse des phases de dĂ©veloppement qui sont affaiblies par lâincohĂ©rence globale de son caractĂšre et de ses actions. Au risque de se montrer cruel, il aussi reconnaĂźtre que la qualitĂ© dâĂ©criture nâest plus lĂ . Et puis, le rĂ©cit ne rĂ©siste pas Ă la tentation de faire de son hĂ©ros une figure christique, dont le sacrifice et le parcours lâĂ©lĂšveront au rang de messie. Certes la fin est heureuse, mais facile, tellement facile. De mon cĂŽtĂ©, je rĂ©sisterai Ă la tentation de faire un parallĂšle avec un certain livre qui en 1965 manipulait tout autrement la figure du hĂ©ros et du Messie. Si City Under the Stars peut ĂȘtre apprĂ©ciĂ© comme le dernier Ă©crit de Gardner Dozois, je pense quâil se rĂ©servera Ă ses amateurs. Au-delĂ de la premiĂšre partie du roman, les autres risquent de ne pas voir un immense intĂ©rĂȘt Ă ce rĂ©cit trop bricolĂ© pour maintenir tout du long une cohĂ©rence romanesque vĂ©ritablement sĂ©duisante.
| Customer reviews | 3.8 3.8 out of 5 stars (6) |
| Dimensions | 12.7 x 1.55 x 20.32 cm |
| Edition | First Edition |
| ISBN-10 | 1250756588 |
| ISBN-13 | 978-1250756589 |
| Item weight | 222 g |
| Language | English |
| Print length | 288 pages |
| Publication date | 1 September 2020 |
| Publisher | St Martin's Press |
F**A
LâĂ©criture et de la publication de City Under the Stars par Gardner Dozois et Michael Swanwick est une histoire longue de plus dâun quart de siĂšcle. Elle est racontĂ©e en postface du livre par Michael Swanwick. Tout commence par un texte, initialement nommĂ© The Digger Novel, que Gardner Dozois avait Ă©crit et quâil gardait dans un carton, ne le faisant lire quâĂ quelques amis proches. Ne sachant comment terminer cette novella, il proposa Ă Michael Swanwick une collaboration qui aboutit Ă la publication de The City of God en 1995. Dozois avait souhaitĂ© une fin ouverte, afin que les deux auteurs puissent un jour y revenir et complĂ©ter le rĂ©cit pour en faire un roman. Deux autres novellas Ă©taient prĂ©vues Ă cet effet : The City of Angels et The City of Man. Les annĂ©es passĂšrent, et seulement une moitiĂ© de The City of Angels fut Ă©crite avant que Gardner Dozois ne sâĂ©teigne en mai 2018. Câest en hommage Ă son ami disparu â et hommage il y a, jusque dans la toute derniĂšre phrase du livre â que Michael Swanwick a entrepris de terminer le rĂ©cit, en retravaillant The City of Angels afin de lâamener jusquâau happy ending prĂ©vu pour ce qui aurait dĂ» ĂȘtre The City of Man. Futur plus lointain quâon ne pourrait le penser de prime abord, et dystopique. Carl Hanson se tue dix heures par jour, depuis quinze ans, Ă pelleter une montagne de charbon au fond dâun trou dans la zone industrielle dâOrange. Lâautre choix serait de rejoindre la cohorte des blacklistĂ©s, ceux qui jamais plus ne retrouveront un travail, et qui crĂšvent dans les faubourgs de la ville, de faim, de maladie, ou sous les coups des services de sĂ©curitĂ©. Le rĂ©gime est brutalement autoritaire, en guerre permanente contre le Sud, ce Sud, un Sud, un ennemi que jamais on ne croise mais qui justifie tout. Hanson craque et la tragĂ©die frappe. Il fuit la ville, vers le Nord, mais les pĂ©ripĂ©ties qui marquent son bref voyage lâamĂšnent au pied du mur iridescent de la CitĂ© du Dieu qui sâĂ©tend du Nord au Sud sur des milliers de kilomĂštres. Nul ne sait ce qui se trouve au-delĂ du mur impĂ©nĂ©trable. Hanson va le dĂ©couvrir. Quittant la dystopie, câest une utopie quâHanson trouve dans la CitĂ© de Dieu, ou plutĂŽt ce quâil en reste. Point de dieux derriĂšre les murs mais une féérie technologique telle, quâelle sâapparente aux yeux dâHanson Ă de la magie, aussi puissante et bĂ©nĂ©fique quâelle peut ĂȘtre mortelle. Deus ex machina ! Si Hanson refuse le pouvoir qui lui est offert, dâautres vont le convoiter. La premiĂšre partie du rĂ©cit, qui correspond Ă la nouvelle jamais publiĂ©e The Digger Novel, texte Ă©crit, réécrit, remaniĂ© des annĂ©es durant par Gardner Dozois, et qui motiva toute cette longue aventure littĂ©raire, est admirable au point quâon se dit quâon tient lĂ un trĂšs grand texte et quâil ne pouvait en ĂȘtre autrement, quâil fallait lâĂ©crire ce roman. Mais City Under the Stars nâest au final pas un grand texte, car ce qui suit nâest pas Ă la hauteur des prĂ©mices. On pouvait sây attendre car câest bien souvent le cas, quâil y ait un auteur ou plusieurs, la construction du roman souffre trĂšs clairement des longues annĂ©es de son Ă©laboration et on peine Ă la lecture Ă agencer les morceaux. On garde cette impression de fix-up, de suite de nouvelles recollĂ©es pour en faire un rĂ©cit plus long. Mais les changements de perspective semblent artificiels. Le personnage principal â les autres Ă©tant si peu Ă©crits quâil est inutile de les mentionner â traverse des phases de dĂ©veloppement qui sont affaiblies par lâincohĂ©rence globale de son caractĂšre et de ses actions. Au risque de se montrer cruel, il aussi reconnaĂźtre que la qualitĂ© dâĂ©criture nâest plus lĂ . Et puis, le rĂ©cit ne rĂ©siste pas Ă la tentation de faire de son hĂ©ros une figure christique, dont le sacrifice et le parcours lâĂ©lĂšveront au rang de messie. Certes la fin est heureuse, mais facile, tellement facile. De mon cĂŽtĂ©, je rĂ©sisterai Ă la tentation de faire un parallĂšle avec un certain livre qui en 1965 manipulait tout autrement la figure du hĂ©ros et du Messie. Si City Under the Stars peut ĂȘtre apprĂ©ciĂ© comme le dernier Ă©crit de Gardner Dozois, je pense quâil se rĂ©servera Ă ses amateurs. Au-delĂ de la premiĂšre partie du roman, les autres risquent de ne pas voir un immense intĂ©rĂȘt Ă ce rĂ©cit trop bricolĂ© pour maintenir tout du long une cohĂ©rence romanesque vĂ©ritablement sĂ©duisante.
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