

Full description not available
F**A
Formidable whodunit
Sorti peu avant l’été, Les Sept morts d’Evelyn Hardcastle est le premier roman de l’auteur britannique Stuart Turton, journaliste de profession, qui propose là un whodunit Agatha Christien, un Cluedo intriqué et ludique, un escape game littéraire décliné en boucles temporelles.Stuart Turton convoque les tropes du genre : une large demeure isolée et hantée par les souvenirs traumatiques de son passé, une noblesse anglaise déliquescente, une fête à laquelle les invités conviés ont tous des secrets à cacher ou à revendre, et un crime à commettre. Evelyn Hardcastle sera assassinée ce soir à 23H. Mais l’auteur tord les fils en y ajoutant une délicieuse condition : notre Hercule Poirot local, appelons-le Aiden Bishop, n’a que quelques heures pour résoudre les mystères de ce crime, mais dispose de huit vies et revivra en boucle la même journée.C’est là le trait fabuleux des Sept morts d’Evelyn Hardcastle. Aiden Bishop sera sans cesse quelqu’un d’autre. Il se réveille une première fois dans un bois, croit voir se dérouler sous ses yeux le meurtre d’une femme qu’il nomme spontanément Anna et se découvre amnésique, sans aucun souvenir de son passé ni de sa personnalité. Se traînant jusqu’à une noble bâtisse, ceinte de verdure, il apprend qu’il est Sebastian Bell, jeune médecin, invité de la famille Hardcastle à une fête en l’honneur d’Evelyn Hardcastle. Il vit une journée des plus étranges. Le décor se met en place, les personnages s’animent sur la scène, mais rien encore ne relie tous les éléments d’une peinture qui prend à peine forme. Le lendemain, Aiden Bishop, se réveille dans la peau d’un autre. Il revit la même journée, assiste aux mêmes événements, et à d’autres, sous le regard différent de ce nouvel hôte, tout en gardant le souvenir de cette journée précédemment vécue.Dans le film Un Jour sans fin, référence populaire en la matière, Bill Murray se voyait revivre à l’infini la même journée dans son propre rôle. Ce sont des rôles différents qu’endosse à chaque nouvelle itération du jour Aiden Bishop dans Les Sept morts d’Evelyn Hardcastle. Et il doit trouver le moyen de s’enfuir de cette boucle qui se répète à l’identique, résoudre le crime qui aura lieu, ou l’empêcher, changer le destin ou l’autoriser. Son libre arbitre est pourtant mis à mal par des règles qui s’affirment au cours du roman et son interaction avec ses hôtes. Stuart Turton joue dans le scénario avec cette idée fertile qu’Aiden Bishop n’est jamais vraiment lui-même, mais toujours en partie son hôte. Il doit composer avec les caractéristiques de chacun, leur intelligence et leur physique. Il est ainsi tout à tour lâche, ingénieux, colérique, observateur, violent, bon ou mauvais.Les Sept morts d’Evelyn Hardcastle montre une construction virtuose. A travers la répétition des situations, les éléments de l’enquête sont les pièces d’un puzzle qui s’emboîtent progressivement, quand tout déjà est là au départ suivant le principe du fusil de Tchekhov. Rien n’est laissé au hasard, chaque détail révèle son importance. Une fois les règles comprises, Aiden Bishop utilise au mieux le temps qui lui est donné et la boucle temporelle pour livrer à ses hôtes successifs les indices qu’il a décelé dans une incarnation précédente. Le procédé évoque le film Memento de Christopher Nolan. Je précise qu’il n’y a aucun spoiler dans cette comparaison. Le roman est très habile, sa lecture demande l’attention du lecteur et procure la satisfaction d’un jeu intellectuel gratifiant et très divertissant. Les surprises et retournements attendent le lecteur à chaque tour de page et les choses ne sont jamais vraiment ce que l’on croit. Au-delà de l’enquête sur un crime, le roman s’offre en outre le luxe de livrer une peinture sociale grinçante de la noblesse anglaise ravagée autant financièrement que moralement, en ce début du XXème siècle, d’une bourgeoisie opportuniste et corrompue, des rapports de classe violents, et d’une famille rongée de l’intérieur par les secrets.Avec ce premier roman, Stuart Turton signe un polar a la construction tout à fait extraordinaire, jouant avec bonheur de la boucle temporelle, et donne au lecteur les joies d’une lecture ludique et gratifiante. Ajoutons à cela que c’est un livre formidablement bien écrit, stylistiquement parlant.
Y**Y
Assommant !
Bouquin assommant que je ne parviens pas à finir, des descriptions interminables, un étirement intempestif de l'intrigue tissée comme un patchwork troué. Un personnage central nébuleux qui va et vient au gré de ses métempsychoses. Je l'ai acheté sur la foi des commentaires dithyrambiques des lecteurs, je les soupçonne après coup d'avoir des actions dans la maison d'édition... Bref un livre à éviter... Lisez plutôt les œuvres de Benjamin Whitmer.
B**C
Trop long, trop compliqué, personnages peu sympathiques
Des avis intéressants et prometteurs. Mais parler de Downtown Abbey est un peu exagéré... Beaucoup de mal pourr entrer dans l'histoire. Le récit est beaucoup trop long, compliqué. Contente d'avoir terminé le livre pour en être débarrassée...Décevant
A**B
BOF
Une idée originale, mais embrouillée. En fait je me demande toujours le pourquoi du roman et son but, car si j'ai bien lu la fin je n'ai pas réellement compris ,j'ai dû louper un truc
S**E
Une lecture vraiment divertissante
Une lecture vraiment agréable dans laquelle j'ai aimé me glisser ! Il y a tout ce que j'aime : meurtre, mystère, enquête... Peut-être quelques longueurs, mais quand je suis à l'aise dans une histoire, ce n'est pas le genre de choses qui me gêne. La fin m'a rendu perplexe, et j'aurais aimé en avoir plus, mais dans l'ensemble, j'ai vraiment passé un bon moment !
Trustpilot
2 days ago
1 week ago